Commentaires sur le cahier spécial des 150 ans de la SAR

En 2026 la Société Romande d’Apiculture a fêté ses 150 ans d’existence. Même si le rayonnement d’autrefois n’a pu être maintenu, je pense qu’il est important de souligner que ce n’est pas rien une organisation qui dure, qui traverse des âges et des tempêtes.

Bien sûr que cette organisation a ses défauts, dont les principaux sont le manque d’attrait pour les personnes compétentes, une certaine lenteur dans la mise en place de projets, une vision et un fonctionnement à l’ancienne, un certain esprit de clocher, un manque de vision moderne et ambitieux. Mais ce ne serait pas correct de nier certaines volontés positives, certaines difficultés extérieures ainsi que les stigmates de certaines erreurs du passé.

Maintenant que cela est dit, voyons quelques contenus que j’ai trouvé vraiment pertinents dans le cahier édité à l’occasion du jubilé dont je trouve le contenu très intéressant et je voulais souligner certains passages.

Page 9 : photo des années 70 de la station de Bonatschiesse. Cette station est un pilier important du programme de sélection de la CE SAR. Son importance de station A est aujourd’hui me semble-t-il un peu négligée est c’est très dommage. Ce que je retiens de cette photo, c’est que même si elle est « vieille », l’image dans son contenu reste d’actualité et pourrait avoir été prise cette année.

Page 10 : Edouard Bertrand, l’homme qui a cofondé la SAR et l’a amenée à son prime (Revue internationale d’apiculture). Le type qui a amélioré la ruche Dadant. Avec François Huber voici les GOAT de l’apiculture suisse. N’oublions pas grands hommes qui nous ont précédés.

Page 20 : Reines à vendre depuis Chypre/Syrie/Palestine et d’Italie en 1885 !!! Les importations ne datent pas d’hier. Voici comment l’abeille du pays a été malheureusement hybridée. De plus, dans les années qui suivirent, beaucoup de reines italiennes ont été amenées par les travailleurs saisonniers. Ce n’est donc pas l’abeille Buckfast qui est la cause de tous les maux.

Page 21 : La photo de groupe du Congrès Romand d’apiculture de 1934 à Porrentruy est magnifique. Si quelqu’un peut me dire à quel emplacement la photo a été prise, c’est volontiers. Je serais aussi intéressé d’identifier le curé Gapagny. MERCI.

Page 32 : Un fribourgeois, Monsieur Georges Fragnière, qui fut assez connu, non seulement par son look à la Abraham Lincoln mais surtout par son engagement et sa passion pour les abeilles. J’ai eu des ruchettes de fécondation en bois lui ayant appartenu que j’ai encore monté quelques fois en station au début des années 2000.

Page 36 : Apimondia 1995, j’y étais ! mais j’ai eu mes propres ruches 2 ans plus tard. Le Palais de Beaulieu me paraissait si grand, toutes les connaissances et la pratique apicole semblaient réunies en un seul endroit. Il faisait beau et les ruches à l’extérieur accueillaient le visiteur avec bienveillance. J’étais aussi allé voir une exposition sur l’apiculture en Suisse près du Palais Rumine. 1995 fut aussi l’année du siècle en terme de production de miel, tous les 10 jours les hausses étaient pleines. Cela semble loin maintenant, mais cette année 95 est restée gravée dans le souvenir de tous les apiculteurs.

Page 41: Hilaire Besse et Georges Morand.

Hilaire, je ne le voyais qu’aux formations continues des ME, mais j’aimais son franc parlé, ses coups de gueule tout valaisans et lorsqu’il racontait les débuts avec le Dr Schneider, la réception du cadre d’œufs par la poste pour lancer une nouvelle lignée.

Georges contrôlait les ruchettes à la station des Toules. Discuter avec lui était toujours un bon moment.

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