Le regretté Paul Martignier comme le Frère Adam faisaient régulièrement référence à des citations. En voici un petit condensé de celles qui me parlent particulièrement.
On ne travaille pas les abeilles, si elles ne travaillent pas. S’il fait moche, mieux vaut limiter ses activités au rucher au stricte nécessaire et les déranger le moins possible.
Même la plus jolie fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. En élevage notamment, il faut être patient. L’abeille parfaite n’existe pas, il y a toujours moyen de conduire la sélection vers une amélioration possible.
On ne naît pas apiculteur, on le devient. S’il est bon de s’instruire, de lire, regarder des vidéos, la société d’aujourd’hui du « tout, tout de suite » néglige souvent que l’expérience s’acquiert avec les années, les désillusions et la persévérance.
Trop et trop peu gâchent tous les jeux. Ce qui détermine le succès ou l’échec est souvent une question de dosage. Pas besoin d’aller chercher loin pour trouver tant d’exemples, en sport, en cuisine, en amour…
Le printemps, c’est l’œuvre d’art de l’apiculteur. La vie est courte, la saison apicole est courte également, et la période de récolte, chez nous, dure d’avril à juillet. Réussir à conduire le développement idéal de ses colonies pour la récolte déterminera si les hausses seront pleines, ou non. Le printemps est déterminant, mais les réglages fins car la météo souvent capricieuse et imprévisible.
Les qualités s’additionnent, mais les défauts se multiplient. En sélection, on ne peut pas courir tous les lièvres à la fois. Moins on a de critères, plus on sera performent.
Au rucher, rien ne remplace l’expérience et la pratique. Le Frère Adam le disait souvent. De nos jours, avec tant de bouleversements rapides, il est encore plus indispensable de se remettre en question, de repenser et d’adapter ses croyances comme ses pratiques.
Laisse les abeilles te le dire. Le Frère Adam n’est pas l’auteur de cette citation mais l’affectionnait avec raison.
Von Frisch – « La colonie d’abeilles ressemble à une fontaine magique, plus on y puise, plus il en coule »
Karl VON FRISCH « Vie et mœurs des abeilles »
Au rucher, vite fait n’existe pas. Parole d’un apiculteur marié.
J’essaie souvent d’expliquer que l’abeille permet d’aborder toutes les sciences, biologie, botanique, mathématiques, météorologie, chimie, histoire, etc… mais qu’aucune compétence particulière n’est nécessaire pour s’émerveiller du retour à la ruche d’abeilles chargées de pollen ou du butinage frénétique sur les pissenlits, crocus ou saules marsaults. On n’a jamais fini d’apprendre, de découvrir, de s’émerveiller avec les abeilles.
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